La foi et les miracles…Les mystiques sont-ils fous ?

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Soixante ans après sa mort, l’histoire d’Yvonne-Aimée de Malestroit reste une véritable énigme et soulève encore de nombreuses questions. Durant toute sa vie, cette religieuse a été l’objet d’une multitude d’expériences surnaturelles. Quel regard peut-on porter sur ces phénomènes mystérieux qui jalonnent l’histoire de l’Église catholique ? Délires ? Illusions ? Ou réalité extrasensorielle ?
Décryptage d’un cas extraordinaire.

Yvonne-Aimée de Malestroit à l’âge de 20 ans

Yvonne-Aimée de Malestroit à l’âge de 20 ans

Etats extatiques, faculté de clairvoyance, rêves prémonitoires, stigmates de crucifixion, attaques dites « démoniaques », xénoglossie, bilocation… Des événements totalement invraisemblables ont émaillé la vie d’Yvonne-Aimée de Malestroit. Des phénomènes dont la réalité a pourtant été attestée par une multitude de traces tangibles et de nombreux témoins dignes de confiance : les sœurs du monastère de Malestroit dont elle fut la Mère supérieure, des prêtres – son ami l’Abbé La Butte, et l’Abbé Laurentin – mais aussi un médecin, Patrick Mahéo, qui s’est intéressé de près à son dossier médical.

Difficile de croire à ces phénomènes étranges, pourtant Yvonne-Aimée de Malestroit n’est pas un cas isolé.

Dans l’histoire du christianisme, de nombreux autres personnages religieux ont vécu des expériences similaires, défiant les lois de la nature et du simple bon sens. Comme Padre Pio, Sainte Elisabeth de la Trinité, Sainte Thérèse de Lisieux, Sainte Agnès de Langeac ou encore Marthe Robin. Cette dernière – dont le dossier, comme celui d’Yvonne-Aimée, a été déposé auprès des autorités diocésaines en vue d’une éventuelle béatification – a vécu près de cinquante ans sans manger ni quitter son lit, souffrant chaque jour la Passion. Qui sont réellement ces personnages religieux au destin fascinant ? Des mystiques ou des psychotiques ?

Selon Paul-Louis Rabeyron, docteur en médecine, pédopsychiatre, maître en biologie humaine, et membre du comité directeur de l’Institut métapsychique international (IMI), certains de ces phénomènes comme les prémonitions, la clairvoyance ou les extases s’avèrent « possibles lors d’états de conscience modifiés ». Une hypothèse partagée par Djohar Si Ahmed, docteur en psychologie, psychanalyste et Secrétaire général de l’IMI, qui ajoute : « Cette brusque ouverture du champ de conscience va permettre d’accéder à des informations. Mais le contexte culturel – comme l’éducation ou la religion – est important, car il va bien sûr influencer l’interprétation qu’on va en faire. Un catholique aura des visions christiques. Un juif, un musulman ou un hindouiste traduira ces manifestations tout à fait différemment. »

Si ces expériences mystiques ne seraient finalement « que » des états de conscience modifiés, peut-on imaginer qu’elles puissent être vécues par n’importe qui sans pour autant être considérées comme un épisode psychotique ? « Ces expériences n’arrivent pas seulement aux grands saints, assure Djohar Si Ahmed. Mais on ne va évidemment pas considérer de la même manière le récit d’une personne qui a passé sa vie au couvent et celui de quelqu’un qui a toujours vécu à Paris et qui, soudain, dirait voir Jésus au pied de son lit. La réaction du sujet à son expérience sera un critère de différenciation dans la mesure où le psychotique ne sera pas capable de donner un récit cohérent de ses expériences et de ses hallucinations, souvent de type paranoïde, alors qu’un sujet en crise psycho-spirituelle pourra, à certains moments, en donner un récit voire des interprétations cohérentes. »

« Je pense qu’Yvonne-Aimée de Malestroit, Marthe Robin, Padre Pio, et tous ces religieux dont on dit qu’ils ont vécu des expériences mystiques, sont simplement des sujets PSI (personnes douées de capacités extrasensorielles) dont les prédispositions existaient depuis l’enfance mais qui ont véritablement émergé et pris une tonalité divine en entrant dans les ordres, répond Paul-Louis Rabeyron. A ces époques – 19ème, 20ème siècle – il n’y avait pas d’autres endroits où ce qu’ils vivaient pouvait prendre un sens. Ces états de conscience modifiés ont ensuite été induits, favorisés ou intensifiés par le jeûne et la prière. Quant aux stigmates, ils pourraient s’apparenter à un phénomène psychosomatique, autrement dit un effet physique de l’esprit sur le corps humain. »

Le phénomène de bilocation – qui signifie parvenir à se trouver simultanément dans deux endroits en même temps -, reste, quant lui, particulièrement troublant, et ni la science, ni l’Eglise, n’y trouve d’explication conventionnelle (Voir plus bas les témoignages sur les nombreux phénomènes de bilocation dans la vie de Padre pio).
Pourtant, là encore, des témoins dignes de foi affirment avoir vu Yvonne-Aimée de Malestroit dans deux endroits en même temps, séparés par plusieurs centaines de kilomètres. Aussi surprenant que cela puisse paraître, ce phénomène inexpliqué aurait, lui aussi, été vécu par des femmes, des hommes et des enfants qui n’ont aucune appartenance religieuse. Ces états mystiques nous ouvrent sur le champ immense des mystères de la conscience. Une étude systématique de toutes ces expériences vécues par les grands mystiques et des milliers de laïcs pourrait-elle nous éclairer sur la nature de cette frontière – parfois bien poreuse – entre le monde spirituel et le monde matériel ? Pourrait-elle aussi nous aider à distinguer la folie du surnaturel ? Et Djohar Si Ahmed de conclure : « Ne perdons pas de vue que le fou peut être considéré comme un saint et le saint pris pour un fou. C’est aussi une question de culture, et de regard sur ces expériences. »

Article paru sur INRESS.com

 

L’exemple de Padre pio.

Courte biographie du Padre

Le padre pendant l’office, on peut voir clairement la plaie dans sa main droite. Il gardera les stigmates de la crucifixion jusqu’à sa mort.

Premier prêtre stigmatisé, Padre Pio de Pietrelcina, né Francesco Forgione, est l’héritier spirituel de saint François d’Assise.  Padre Pio, que Dieu a gratifié de charismes particuliers, se consacra toute sa vie au salut des âmes.  Des témoignages de la sainteté du moine continuent de nous parvenir en grand nombre, en raison de la gratitude des personnes qui ont fait appel à son intercession pour obtenir la guérison du corps ou de l’âme.

Francesco Forgione est né d’un foyer modeste le 25 mai 1887 à Pietrelcina, au sud de l’Italie.  Son père, Grazio Forgione, et sa mère, Maria Giuseppa de Nunzio, avaient déjà d’autres fils.  Contrairement à une majorité d’enfants de son âge, Francesco éprouva très tôt le désir de consacrer sa vie à Dieu.  Mamma Peppa a raconté:  «Il était sage et obéissant, ne se permettant aucun caprice.  Matin et soir, il allait à l’église prier Jésus et la Sainte Vierge.  Le jour, il ne sortait pas avec ses amis.  Quelquefois, je lui disais: «Francesco, tu devrais sortir jouer».  Mais il refusait, disant:  «Je ne veux pas y aller parce qu’ils blasphèment».

Abbé Augustin de Saint-Marc-en-Lamis, qui fut l’un des directeurs spirituels de Padre Pio, a écrit dans son journal que le jeune Francesco avait connu, dès l’âge de cinq ans, des expériences mystiques.  En effet, les apparitions et les moments d’extase étaient si fréquents, chez lui, qu’il croyait que les autres enfants en connaissaient aussi.

Francesco chérissait le rêve de donner sa vie au Seigneur.  Ce grand désir se réalisa quand, le 6 janvier 1903, à l’âge de seize ans, il fut admis comme clerc dans l’Ordre des Capucins.  Le 10 août 1910, il fut ordonné prêtre en la Cathédrale de Bénévent.  Ainsi commença sa vie sacerdotale mais, en raison d’une santé plutôt fragile, il séjourna en divers couvents du sud de l’Italie.  Ce n’est qu’à partir du 4 septembre 1916 qu’il fut établi au couvent de San Giovanni Rotondo, sur le Gargano, où il resta, hors quelques brefs et rares voyages, jusqu’à sa mort, le 23 septembre 1968.

Tout au long de cette période, Padre Pio commençait sa journée très tôt, s’éveillant à l’aube pour lire le bréviaire.  Puis il descendait à l’église pour célébrer l’Eucharistie, après laquelle il faisait action de grâces devant le Saint Sacrement.  Ses journées se partageaient entre l’oraison et la confession.

L’un des événements marquants de la vie de Padre Pio se produisit le matin du 20 septembre 1918 alors que, priant devant le crucifix, au sanctuaire de la vieille église, il reçut le don de stigmates visibles, qui demeurèrent ouverts et sanglants pendant un demi-siècle. Ce phénomène suscita l’intérêt, non seulement d’une légion de médecins, de journalistes et de spécialistes, mais encore, l’attention de gens simples qui, au fil des ans, se rendirent à San Giovanni Rotondo pour rencontrer le saint moine.

Dans sa lettre du 22 octobre 1918 à l’abbé Benedetto, Padre Pio a écrit:  «Comment vous décrire ma crucifixion …  Je me trouvais au sanctuaire, après avoir célébré la messe, lorsque je fus envahi d’une paix qui ressemblait à un doux sommeil.  Tous mes sens entrèrent dans une quiétude indescriptible.  Cela se produisit en l’espace d’un éclair. M’apparut, au même moment, un mystérieux personnage ressemblant à celui que j’avais vu le soir du 5 août, à la différence que ses mains et son côté saignaient.  Sa vue me saisit.  Je ne saurais dire ce que je ressentis à cet instant et je serais mort si le Seigneur n’était pas intervenu pour soutenir mon cœur, qui bondissait dans ma poitrine.» – «Le personnage disparut et je constatai que mes mains, mes pieds et mon côté saignaient. Vous imaginez le tourment que j’éprouvai; d’ailleurs, je le ressens encore, presque chaque jour.  La plaie au côté saigne continuellement, mais surtout du jeudi soir au samedi.  Père, je me meurs de peine pour le tourment et la confusion que je ressens en mon âme …  Jésus, si bon, me fera-t-il la grâce de soulager la confusion que j’éprouve pour ces signes extérieurs?  J’élèverai bien haut la voix, ne cessant de le conjurer de retirer de moi, par son infinie miséricorde, non le tourment, non la souffrance …  mais ces signes extérieurs qui me causent une confusion et une humiliation quasi insupportables.»

Pendant des années, des quatre coins du monde, des fidèles vinrent requérir du prêtre stigmatisé son intercession puissante auprès de Dieu.  Pendant les cinquante années qu’il a vécu dans l’humilité, la prière, le sacrifice et la souffrance, Padre Pio fonda deux organismes: l’un vertical, vers Dieu, les Groupes de prière, l’autre horizontal, vers son prochain, un hôpital moderne, La Maison du Soulagement de la Souffrance.

En septembre 1968, des milliers de fidèles et de dirigés spirituels de Padre Pio se réunirent à San Giovanni Rotondo pour célébrer le 50e anniversaire des stigmates et tenir le quatrième congrès international des Groupes de prière.  Or, personne n’aurait imaginé qu’à 2h30, le 23 septembre 1968, la vie temporelle de Padre Pio de Pietrelcina allait prendre fin.

Les témoignages concernant les dons de bilocation du Padre Pio:

-Madame Maria était une fille spirituelle de Padre Pio.  Un soir, alors qu’il priait, le frère de Maria s’assoupit.  Soudain, il sentit une gifle à la joue droite.  D’après le son qu’avait fait la gifle, il eut l’impression que la main qui l’avait frappé était gantée.  Il pensa tout de suite à Padre Pio.  Le lendemain, il demanda à Padre Pio s’il l’avait frappé.  Ce dernier lui répondit:  «T’endors-tu pendant tes prières?»  C’était bien Padre Pio qui, en bilocation, avait voulu attirer l’attention de l’homme.

-Un officier d’armée à la retraite entra un jour à la sacristie.  Portant son regard sur Padre Pio, il dit:  «C’est vraiment vous, à ne pas s’y tromper».  Il s’approcha, s’agenouilla devant Padre Pio et, pleurant, répétait:  «Merci, Padre, de m’avoir sauvé la vie».  Puis, l’homme raconta aux personnes présentes:  «J’étais capitaine d’infanterie.  Un jour, sur le champ de bataille, en plein combat, je vis un moine au teint pâle et au regard expressif, qui me dit:  «Monsieur le capitaine, éloignez-vous d’ici».  J’allai vers lui et, avant que j’aie pu le rejoindre, une grenade éclata exactement à l’endroit où je me trouvais auparavant, laissant un gouffre béant.  Je me retournai vers le moine, mais il n’y était plus.»  Padre Pio, en bilocation, lui avait sauvé la vie.

-Le père Alberto, qui connut Padre Pio en 1917, a raconté:  «Je vis Padre Pio, immobile à la fenêtre, regardant vers la montagne. Je m’approchai pour lui baiser la main, mais il ne fit aucun cas de ma présence et il me sembla que sa main s’était raidie.  Puis je l’entendis nettement prononcer la formule de l’absolution.  Un instant plus tard, il parut sortir comme d’un assoupissement, se tourna vers de moi et me dit:  Vous êtes ici?  Je ne vous avais pas vu.»  Quelques jours plus tard, arriva de Turin un télégramme adressé à notre supérieur, le remerciant d’avoir envoyé Padre Pio au chevet d’un mourant.  Nous comprîmes alors que le malade avait expiré au moment même où Padre Pio, à San Giovanni Rotondo, avait prononcé les paroles d’absolution.  Notre supérieur ne l’avait évidemment pas envoyé auprès de l’agonisant, mais Padre Pio s’y était rendu en bilocation.

-En 1946, une famille américaine vint de Philadelphie à San Giovanni Rotondo pour remercier Padre Pio.  En effet, le fils avait été pilote de bombardiers pendant la Seconde Guerre mondiale et avait été sauvé, au-dessus de l’océan Pacifique, par Padre Pio. Comme il s’apprêtait, après avoir effectué un bombardement, à rentrer dans l’île où se trouvait son port d’attache, il fut atteint par des avions de chasse japonais.  Le pilote raconta:  «L’avion tomba et explosa avant que mon équipage n’ait eu le temps de sauter en parachute.  J’arrivai à sauter, bien que j’ignore comment.  Je tentai d’ouvrir mon parachute, sans y parvenir; j’aurais fait une chute mortelle si un moine barbu ne m’était apparu, qui me posa en douceur juste à l’entrée du commandement de la base.  Vous imaginez la stupeur que provoqua mon récit, mais le fait que je fusse sain et sauf obligea tout le monde à me croire.  Quelques jours plus tard, alors que j’étais en permission, je rentrai à la maison.  C’est alors que ma mère me montra une photographie de Padre Pio, auquel elle avait confié ma protection.  Je reconnus en lui le moine qui m’avait sauvé la vie.»

Premier prêtre stigmatisé, Padre Pio de Pietrelcina, né Francesco Forgione, est l’héritier spirituel de saint François d’Assise.  Padre Pio, que Dieu a gratifié de charismes particuliers, se consacra toute sa vie au salut des âmes.  Des témoignages de la sainteté du moine continuent de nous parvenir en grand nombre, en raison de la gratitude des personnes qui ont fait appel à son intercession pour obtenir la guérison du corps ou de l’âme. .

-L’épouse d’un industriel de Ligurie séjournait chez sa fille, à Bologne.  Elle était atteinte d’une tumeur au bras.  Après en avoir parlé avec sa fille, la dame avait décidé de se faire opérer.  Le chirurgien lui avait recommandé de patienter quelques jours, le temps de fixer une date pour l’intervention chirurgicale.  Dans l’intervalle, le gendre de la dame adressa à Padre Pio un télégramme lui demandant d’intercéder pour sa belle-mère.  À l’heure où Padre Pio se vit remettre le télégramme, la dame, seule dans la salle de séjour, chez sa fille, vit entrer un moine capucin qui lui dit:  «Je suis Padre Pio de Pietrelcina».  Après lui avoir demandé ce que le chirurgien lui avait dit et l’avoir exhortée à se confier à la Très Sainte Vierge, il lui fit un signe de croix sur le bras et, après l’avoir saluée, s’en fut.  La dame appela la femme de chambre, sa fille et son gendre et leur demanda pourquoi ils ne lui avaient pas annoncé la visite de Padre Pio; ils lui répondirent qu’ils ne l’avaient pas vu et qu’ils n’avaient laissé entrer personne.  Le lendemain, quand le chirurgien rendit visite à la dame pour la préparer à l’opération, la tumeur avait disparu.

-En 1951, en Tchécoslovaquie, Padre Pio célébra une messe à la chapelle d’un monastère de religieuses.  Après la célébration, les sœurs se rendirent à la sacristie pour remercier Padre Pio de sa visite et lui offrir une tasse de café.  Or, il n’y avait personne à la sacristie.  Les sœurs découvrirent ainsi que Padre Pio s’était rendu auprès d’elles en bilocation.

-Le général italien Cadorna, après la défaite de Caporetto, tomba en grave dépression et prit la décision de s’enlever la vie.  Un soir, il donna ordre de ne laisser entrer personne et se retira dans ses appartements.  Une fois seul à sa chambre, il prit son pistolet et, comme il approchait le canon de sa tempe, il entendit une voix:  «Oh, mon général, désirez-vous vraiment commettre pareille bêtise?»  Cette voix et la présence d’un moine saisirent tant le général qu’il se ravisa.  Il alla demander aux gardiens comment le moine avait pu pénétrer dans sa chambre; ceux-ci lui déclarèrent n’avoir vu personne.  Plus tard, le général lut dans les journaux qu’un moine, vivant sur le Gargano, opérait des miracles. Incognito, il se rendit à San Giovanni Rotondo, où il reconnut le moine qui lui était apparu:  c’était Padre Pio.  Il n’était pas au bout de ses surprises.  En effet, quand Padre Pio passa près de lui, il lui dit à voix basse:  «Vous l’avez échappé belle ce soir-là, pas vrai, mon général?»

La biographie de Padre Pio par Yves Chiron, le livre de référence à ne pas manquer.

Et vous croyez-vous aux miracles ? Faites nous en part dans les commentaires.

 

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