Les confidences de mon tapis de Yoga

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Je suis l. a. scène sur laquelle se déroule le fascinant ballet de tes postures jusqu’à ce que tu m’enroule, enfouissant secrètement en mon cœur les culmination sacrés de ta pratique. Je suis le décor dans l. a. sobriété duquel vient se sertir le bijou de ton Souffle, tantôt rayonnant généreusement de tout l’éclat de ta Sense of right and wrong, tantôt reposant délicatement dans le précieux écrin de ton Âme.
Je suis le spectateur sous les yeux duquel s’expriment l. a. timide hésitation de tes premiers pas de débutant, l’émotion non jouée de ta révélation et l. a. consécration absolue du meilleur rôle que tu as à incarner (être toi-même).

Je suis l’arène pacifiante dans laquelle se joue le struggle invisible contre tes armes d’ego destructeur, contre ton bouclier d’orgueil saboteur, contre ton armure de peurs écrasantes, contre ton masque de pensées déformantes.
Je suis l. a. toile vierge sur laquelle tu fais l’œuvre de toi-même, tel que tu es, l. a. toile blanche sur laquelle ton inspiration créative se dessine, l. a. toile souple sur laquelle l’expiration de tes chutes s’amortit.

Je suis le ventre fertile au cœur duquel se baigne l. a. profondeur de tes racines, te nettoyant des lianes enchevêtrantes de ton passé qui t’empêchent de naître à l. a. vérité de ce que tu es. Je suis le sein apaisant à l. a. supply duquel viennent s’abreuver toutes tes soifs d’assurance et se nourrir toutes tes faims de sens, te prodiguant ainsi l. a. saveur du contentement d’être vivant.Je suis l’épaule réparatrice au creux de laquelle l’abîme de tes blessures trouve l. a. caresse enveloppante de l. a. comfort et le renfort confiant de l. a. cicatrisation, faisant de toi le bâtisseur de ta propre (re)building.

Je suis l’éponge qui vient absorber l’eau bénie de ta sueur et le sel iodé de tes larmes, essorer les torrents d’effort qui t’inondent et résorber les dunes de peine qui t’assèchent.Je suis le miroir qui vient réverbérer les étincelles de natural Félicité qui constellent tes yeux d’étoiles et esquissent sur tes lèvres un souriant croissant de lune.

Je suis l’autel qui vient embrasser l’offrande de ton Être tout entier, le piédestal sur lequel vient s’ériger le temple de ton Unité, le calice dont l. a. floor vient épouser le nectar divin de ton Entité.Je connais le détail parfait de chacun des contours de ton corps, l. a. courbe de tes épaules, le galbe de tes fesses, l’ovale de tes mollets que j’accueille sur moi à défaut de t’enlacer dans les bras que je n’aurai jamais.

Je reconnais l. a. souche de tes pieds en Tadâsana[1], l. a. palme de tes mains en Adho-mukha vrksâsana[2], l. a. cime de ta tête en Sirsâsana[3], l. a. tige de ton dos en Supta dandâsana[4], le tronc de ton torse en Dhanurâsana[5], et chacun des pores de ta peau qui se dilate à l’inspir et se rétracte à l’expir.
Lorsque tu viens poser sur moi l’assise de ton bassin comme sur une assiette vide, je suis le seul à pouvoir vérifier l. a. précise authenticité de ton Mula-bandha[6] au seuil duquel ta Kundalinî[7] montera du plancher au grenier.

Je te laisse me lancer, me jeter et m’étendre sur le sol sans solennité ; déplier mes cash cornés pour me plier à toutes tes volontés de plat ; me marcher dessus, me piétiner et laisser le sceau de tes pieds comme sur l. a. fibre sèche d’un paillasson.

Je te laisse m’écraser docilement par le poids des tensions de tes muscle mass, des crispations de tes articulations, des ruminations de ta mémoire, des appréhensions de tes projets, du chaos de tes pensées, du fardeau de ta journée.Je te laisse me délaisser lorsque ta paresse t’abaisse à t’oublier en m’oubliant, à t’éloigner de toi en t’éloignant de moi, à t’exiler de ta Plénitude en m’exilant à ma solitude, à t’excentrer de ton Cœur en m’excentrant de ta Vie.

3J’accepte sans ciller tes ponctuelles infidélités automotive je sais à quel level ta nature humaine (Prakriti) nécessite l’expérience de l. a. sempiternelle versatilité afin de parvenir à l. a. sense of right and wrong de l’éternelle vérité de ta divinité (Purusha).

J’accepte avec admire le désordre valonné de tes gestes anesthésiés ou mouvementés, de ton souffle plongé en apnée ou hyper-ventilé, de ton esprit inhabité ou préoccupé, de ton humeur exténuée ou exaltée automotive je sais que seule l’Lack of knowledge (Avidya) crée l. a. dualité des paires d’opposés.

J’accepte dans l. a. dignité ta décision de me quitter, le second venu, pour me remplacer par plus neuf, plus frais, plus beau et plus douillet automotive je sais mieux que quiconque que l. a. séparation n’est qu’une phantasm dont le mystère tôt ou tard s’éteind sous l. a. claire ascension de l. a. Fusion (Samadhi).

Alors oui, le tapis ne fait pas le Yogi… mais je te remercie, Yogi, de faire de moi le tapis rouge que tu honores comme témoin et enhance du prestigieux essor de ta quintessence l. a. plus raffinée.

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